Indiscrétion : et si on avait percé le secret de la molécule verte?

L’industrie de la pomme de terre permettra peut-être dans quelques années de remplacer les produits chimiques par des molécules vertes (photo d’archives J.G.)

Et si un jour, on utilisait des produits phytosanitaires qui ne présente plus aucun risque de pollution pour l’environnement? Qui d’entre nous n’en a pas rêvé?. Les producteurs de pommes de terre sont sans doute sur le point de le faire.

Des recherches d’avant-garde et très prometteuses…

Jean-Charles Quillet est le président de la section plants de pommes de terre du GNIS (groupement national interprofessionnel des semences et plants). C’est un homme de terrain, mais aussi un passionné du travail de la terre et de sa spécialité, le plant de pommes de terre et fier de son organisation professionnelle. Il en a encore lors d’une récente conférence de presse, vanté les succès et les capacités à s’adapter aux nouvelles contraintes normatives de l’Europe notamment.

Mieux, les adhérents de cette fédération se targuent d’avoir toujours une longueur d’avance, notamment en matière de protection de l’environnement. « Pour nous l’environnement, ce n’est pas une contrainte, c’est un atout… », clame Jean-Charles Quillet. Citant quelques réussites spectaculaires (des pommes de terre deux fois moins gourmandes en eau, une forte réduction des besoins en engrais…), il a évoqué un aspect confidentiel des recherches menées par la filière… « Nous avons dans nos poches, la molécule verte… » a-t-il glissé au détour d’une phrase.

Alors, c’est quoi, cette histoire de « molécule verte ». En fait l’industrie de la pomme de terre (par exemple la fabrication de fécule…) produit des déchets de pommes de terre, qui n’ont pas de débouchés. La filière a donc décidé de mener des recherches sur les moyens de valoriser ces déchets. Elle dispose pour cela d’un centre qui regroupe une soixantaine de chercheurs de haut niveau qui disposent d’un budget annuel de 5 millions d’euros, entièrement financé par les professionnels.

Et c’est là, dans ce puits de science qu’a été faite cette découverte : une molécule obtenue à partir de ces déchets industriels de pommes de terre et qui pourrait remplacer les molécules chimiques que l’on trouve dans les produits phytosanitaires « classiques ». Selon Jean-Charles Quillet, il faudra encore patienter entre 3 et 5 ans pour que cette découverte puisse être utilisée sur le marché.

Mais ce qui est certain, c’est que les chercheurs ont obtenu cette molécule et qu’il ne leur reste plus qu’à trouver le vecteur qui permettra son application…

 



'Indiscrétion : et si on avait percé le secret de la molécule verte?' a 1 commentaire

  1. 22 octobre 2013 @ 21 h 34 Francois Lhoste

    Bravo. Il faut que nos politiques comprennent que l’excellence en matière de production agricole est un atout majeur pour la France. L’agriculture et les filières agro-alimentaires qui en vivent sont un domaine de haute compétitivité pour notre Pays. Assez de nostalgie du passé, vivons que diable et soyons au moins autosuffisant en capacités alimentaires de haute qualité.


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