A propos du bâchage du sol

Bonjour, j’ai lu avec intérêt votre article « Bâcher contre les mauvaises herbes : et voila le résultat! », j’ai mis cette technique en pratique ces jours-ci car j’en ai assez de devoir nettoyer chaque printemps mon potager avant la replantation. Toutefois sur d’autres sites, ils mettent en avant le fait que les organismes du sol n’ont plus assez d’humidité et de lumière, pouvez vous me dire si vos récoltes ont pâti de ce procédé ou si au contraire votre terre a autant voir mieux donné en récolte ? Avez vous contrôlé le niveau d’humidité ? Enrichissez vous votre sol au printemps… merci d’avance pour votre retour d’expérience.

Pierre

Réponse de Jacky la Main Verte :

En fait tout est vrai, mais peut être complémentaire. Les bâches de récupération constituent une solution intéressantes car très économiques. J’utilise cette technique depuis plusieurs années avec des résultats très positifs. Mais… Je ne laisse pas ces bâches en permanence. En fait, je les retire pendant quelques mois afin justement pour que le sol profite des pluies et « prennent l’air », en fonction de la planification des futurs semis. S’il s’agit de lancer un nouveau potager, on les installé avant l’hier jusqu’au printemps pour récupérer une parcelle propre et prête à semer.

Elles sont, par exemple, retirées après les récoltes puis replacées :

-soit à l’entrée de l’hiver pour les parcelles qui recevront les haricots l’année suivante par exemple. Retirées avant le semis, elles offrent un sol ameubli qui a juste besoin d’un coup de croc et de rateau pour être semé.

-soit à la fin de l’hiver pour recevoir les oignons et les échalotes par exemple. Il suffit de perforer la bâche à l’endroit des bulbes.

Avec la rotation des cultures,le rythme bâchage/débâchage à l’air de plutôt bien fonctionner: les récoltes sont excellentes, voire même spectaculaires dans certains cas. La corvée du désherbage est réduite au maximum. Quand à l’humidité, je constate qu’elle est plutôt maintenue par la condensation et m’a apporté une aide précieuse au cours des mois de sécheresse que nous avons traversés. Le sol est très meuble, toujours aussi riche en vers de terre et autres compagnons du jardinier. Comme je l’écrivais plus haut, un coup de croc ou de grelinette et on obtient un sol superbe.

Tout ça est empirique, Je teste et je constate avec le soucis de trouver des solutions économiques, basées sur le recyclage ou la récupération. Pour l’instant c’est positif.

Bien sur, si vous en avez les moyens ou si votre surface est réduite vous pouvez achetez des bâches spécifiques, poreuses…

Il existe une autre solution, mais cela fera l’objet d’un autre sujet…

 

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