Les tomates nous en font voir de toutes les couleurs

Jean-Yves Laly, maire de Missiriac, passionné de jardinage et ses tomates multicolores

Jean-Yves Laly, maire de Missiriac, passionné de jardinage et ses tomates multicolores

La cueillette de mon jardin...

La cueillette de mon jardin…

 

Vertes, prunes, noires, roses, ananas, coeurs de boeuf, poires et même bleues ou blanches… Les tomates nous offrent aujourd’hui une incroyable palette de formes, de couleurs, de saveurs et ce n’est fini. Cette diversité démontre le travail des sélectionneurs. Parce qu’il faut savoir que si l’on retrace l’arbre généalogique de la tomate on trouvera à l’origine une tomate-cerise ou une tomate groseille. Cette plante originelle n’a été retrouvée que dans une seule région du monde, le Pérou et plus précisément la région andine. Elle a ensuite migré vers le Mexique où l’on présume qu’elle a été « domestiquée ». C’est à partir de là que de nouvelles variétés sont apparues pour donner naissance à nos variétés modernes.

On peut juste ouvrir une parenthèse pour remarquer que c’est de la même région du monde que sont originaires les pommes de terre. Les deux légumes -tomate et pommes de terre- sont toutes deux de la même famille, les Solanacées.

Voila pour cette petite explication historique mais qui permet de mesurer l’ampleur du travail des chercheurs. La tomate serait aujourd’hui l’un des végétaux les mieux connus au monde.

Reste la question essentielle : le goût. Car, après avoir traversé une période où tout le monde et notamment les cuisiniers vantait les mérites gustatifs de telle ou telle variété, il semble qu’on assiste depuis deux-trois ans à un retour en arrière. Certains cuisiniers estiment qu’en terme de goût, rien ne vaut la bonne vieille tomate, ronde et… rouge. La tomate qui est peut-être la plus décriée aujourd’hui, c’est la noire de Crimée qui a pourtant fait fureur lors de son apparition.

Qu’en pensent les jardiniers qui cultivent cette diversité, souvent par simple passion? « Je trouve sincèrement qu’il y a des différences de goût. Ainsi, cette année j’ai réussi à obtenir des tomates blanches. Et lorsqu’on la déguste, elle est vraiment beaucoup plus douce… », nous confie Jean-Yves Laly, le maire de Missiriac, une commune du Morbihan. Il est très engagé dans la défense de l’environnement puisque dans sa commune les produits phytosanitaires ont disparu, les légumes poussent au milieu des parterres de fleurs. Son avis est donc très objectif.

Je peux aussi apporter ma contribution, puisque je cultive différentes variétés dans mon jardin. Pas encore de blanches -j’ai raté un semis il y a deux ans et j’en suis resté là- mais des ananas par exemple. C’est une tomate assez grosse qui tire son nom du fait que ces tranches rappellent celle de l’ananas. Là encore la saveur est très différente d’une autre tomate. De même on peut dire que la Rose de Berne se distingue également et le maire de Missiriac partage mon avis sur la question…

Ceci dit, tous les ans dans mon jardin je cultive aussi la Merveilles des marchés, une vieille variété qui est ronde, rouge, pas spécialement grosse. Bref, une tomate banale qui est constante dans ses récoltes, qui fait bien le travail en salade et qui en plus est très économique à l’achat des graines.

Enfin, je peux apporter une ultime contribution à cet article, issue d’une conversation que j’avais eu avec un chercheur d’une grande marque de semences. Celui-ci m’avait indiqué que le gêne de la couleur, c’est aussi le gêne du goût.

Par contre, ce qui peut troubler le jugement, c’est l’arrivée dans le commerce de tomates dont on peut penser qu’elles ont été conçues pour leur aspect esthétique, plus que pour leur saveur. C’est le cas des tomates côtelées ou des fausses coeur de boeuf qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une polémique. Donc plus que la couleur, c’est peut-être la méthode de culture qui est importante.

Moralité, rien ne vaut nos bonnes tomates de jardin, cultivées avec amour et respect, quelles qu’en soient les couleurs.

 

 

Le vrai visage des Saints-de-Glace

Les plants de végétaux fragiles : gardez-les encore un peu au chaud

Les plants de végétaux fragiles : gardez-les encore un peu au chaud

Pour tout dire, j’en ai un peu marre d’entendre un peu partout, par exemple, ce midi encore sur TF1 que « il fait froid et pourtant les Saints de Glace sont passées depuis dix jours… ». J’ai une grosse envie de redire ce que j’ai déjà du écrire de nombreuses fois en abordant ce sujet. Pour moi, les Saints de Glace sont une date symbolique qui marque une possibilité de refroidissement pouvant aller jusqu’au gel. Bien sur, nos anciens ont fixé comme zone de risque maximale ces trois jours du mois de mai où l’on fêtait Saint-Mamers, Saint-Pancrace et Saint-Servais, mais en fait il s’agit d’une zone de risque qui peut s’étaler jusqu’à la fin du mois de mai. D’ailleurs, comme je l’ai déjà écrit dans une récente rubrique du journal Le Parisien, la mémoire collective oublie qu’il existe un autre Saint de Glace, Saint-Urbain, qui se fête le 25 mai et qui particulièrement redouté dans l’Est de la France et des vignerons. On ajoutera Saint-Yves qui se fête le 19 mai et qui est parfois considéré comme le dernier Saint de Glace de la Bretagne. Un dicton le décrit ainsi : « Craignez le petit Yvonnet, C’est le pire de tous quand il s’y met ».

Au-delà des croyances qui s’appuient sans doute sur des constatations empiriques, une des explications de ce phénomène serait un échange de masses d’air entre les hémisphères sud et nord au moment du changements de saison. Selon des statistisques établies par Météo-France, les gelées sont très rares pendant les Saints de Glace. Et cette année est particulièrement significative. Il a fait plutôt beau et chaud les 11,12 et 13 mai, dates des Saints de Glace, puis les températures se sont mises à chuter. Et on observe en ce moment des chutes de neiges sur les massifs et une atmosphère plutôt frisquette, pour ne pas dire froide dans certains endroits. Une situation qui devrait se prolonger encore la semaine prochaine.

Selon certains témoignages des gelées auraient été observées ces derniers jours dans certaines régions, en Bretagne par exemple. Donc, parce que la mémoire est sélective, je profite de l’occasion pour rappeler, une fois encore, qu’il ne faut pas se précipiter pour planter à l’extérieur les légumes et les végétaux fragiles. Je pense en particulier aux tomates. Elles ont besoin d’au moins 18 degrés pour pousser normalement. Donc, si vous  n’avez pas encore mis vos plants dans le potager, gardez-les encore au chaud et attendez la fin du mois pour le faire. Cela vous évitera de très mauvaises surprises.

De la même façon si vous avez semé des haricots, il y a 8 ou 10 jours et qu’ils ne sont toujours pas levés, vous serez peut-être amené à recommencer vos semis. Car le haricot aussi préfère la chaleur pour se développer.

Au potager : tomates d’automne!

Des tomates en pleine forme, photo prise ce dimanche matin 26 octobre

Des tomates en pleine forme, photo prise ce dimanche matin 26 octobre

 

Mais quand donc mes tomates vont-elles lâcher prise? Nous sommes bientôt au mois de novembre dans la moitié nord de la France et pourtant je récolte toujours des tomates. Certes ce sont les plants que j’ai cultivés sous mes serres, mais quand même… Alors bien sur la fin est proche car la tomate est un légume-fruit qui a besoin de jours longs. Or ces derniers raccourcissent sérieusement. Les producteurs professionnels contournent cette contrainte naturelle en apportant un éclairage d’appoint qui fait croire aux tomates que les journées ensoleillées sont toujours aussi longues. Du coup, ils arrivent à obtenir deux récoltes par an…

Mais pas question d’avoir recours à cette technologie chez nous. On se contente du rythme naturel qui est déjà un peu bousculé cette année. La douceur -pour ne pas dire la chaleur- et l’ensoleillement que nous connaissons cette année, bousculent les végétaux comme elle nous étonne. Certes, c’est un bonheur que de pouvoir travailler dehors, en plein air par ce temps. Mais bon, en revient toujours au même. On peut s’inquiéter, de cette évolution climatique que nous avons sous les yeux dont on sait qu’elle va générer bien des problèmes…

Mais, bon, on aura l’occasion de reparler de tout ça. Pour ce dimanche laissons nous aller à savourer cet « été indien ». Quand à moi, je me suis encore régalé d’une bonne salade de tomates du jardin au goût certes un peu moins fruité qu’en plein été mais encore suffisamment affirmé en dépit de la saison. J’ai toutefois un regret. J’avais cessé d’arroser mes tomates sous serre en septembre, pensant que la récolte était finie. Aujourd’hui je me dis que j’aurai sans doute pu encore améliorer la production en poursuivant notamment l’arrosage. Et peut-être aurai-je du tenter de repiquer des plants de variétés tardives plus tard dans la saison.

Mais j’ai noté de m’en souvenir pour l’année prochaine.

Au fait, je vous rappelle que mes tomates n’ont subi aucun traitement chimque. Le secret de leur vitalité n’est peut-être pas seulement dans le beau temps, mais aussi dans les tests que j’ai pratiqués pour renforcer la résistance des plants avec des produits naturels.

Mais ça fait partie des éléments que je rassemble afin de dresser un bilan de ces expériences afin d’en tirer des conclusions pour les récoltes de l’année prochaine. Conclusions dont je vous ferai profiter, bien sur…

Photo prise ce dimanche matin 25 octobre

Photo prise ce dimanche matin 25 octobre

photo prise ce dimanche matin 25 ocotbre

photo prise ce dimanche matin 25 octobre

Tomates : malgré des conditions difficiles, une récolte exceptionnelle!

Voila une partie de la récolte de ce matin...

Voila une partie de la récolte de ce matin…

Je sais que ce titre est un peu provocateur, car les conditions météorologiques sont un peu catastrophiques, un peu partout en France. Une atmosphère lourde et orageuse, de la pluie… Il n’en faut pas plus pour que les maladies se répandent. Petit tour d’horizon de la situation entre espoir et désespoir…

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Test Axioma. Des premiers résultats encourageants

Tomates cultivées avec Axioma

Tomates cultivées avec Axioma

A la mi-avril nous avions annoncé le lancement d’un test dans le potager de culture des légumes utilisant les produits Axioma. Cette société basée en Corrèze, développe une gamme de produits élaborés à partir de macération de plantes. Ces produits évidement totalement naturels sont une réponse au défi du jardinage sans produits phytosanitaires.

Alors, comme nous le précisait Anthony Bugeat, le patron de  Axioma, ses produits ne remplacent pas les pesticides. Leur utilisation permet de rendre les végétaux (légumes ou fleurs) plus forts, plus sains. Du coup, les récoltes sont bien meilleures et surtout les sont plus résistants aux agressions extérieures, notamment les maladies.

tomates cultivées sans Axioma

tomates cultivées sans Axioma

Mais comment mesurer l’efficacité réelle de ces produits, autrement qu’en les testant. C’est que nous avons fait avec des tomates. Les plants ont été mis en place fin-avril avec adjonction de granulés « Jeunes pousses » de la gamme Axioma dans la terre de plantation.

Deux mois plus tard, voici le constat. Aucun problème de maladie jusqu’à présent et surtout une première récolte de tomates précoce, avec des fruits bien calibrés et très sains… Sur une autre série de tomates, cultivées sans Axioma, les fruits sont un peu plus en retard de maturité et moins volumineux. Il n’y a pas eu non plus de problème de maladie sur ces dernières.

Voila ce bilan d’étape plutôt positif et encourageant qu’il convient évidemment de poursuivre.

Pommes de terre, tomates : attention au mildiou

Il faut protéger à titre préventif les plants de tomates contre le mildiou

Il faut protéger à titre préventif les plants de tomates contre le mildiou

Un taux d’hygrométrie élevé, une ambiance orageuse avec des températures qui, tout en étant trop fraiches la nui, atteignent parfois un peu plus de 20 degrés dans la journée… C’est le cocktail explosif qui est susceptible de provoquer une attaque de mildiou sur certaines cultures sensibles et notamment la pomme de terre et les tomates. Ne vous laissez pas surprendre…

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Gratuit : un guide en ligne pour tout savoir sur les tomates

Onze producteurs de plants de légumes du bassin de Loire (d’Orléans à Nantes) représentants 60% de la production nationale de plants potagers ont décidé de réaliser un test objectif sur la culture de la tomate dans les conditions d’un potager amateur. « À travers ce guide, nous souhaitons informer les jardiniers de manière commune et impartiale. C’est pourquoi nous avons confié ce travail aux élèves et aux professeurs du lycée agricole du Loir et Cher de Blois (41) », expliquent les auteurs de cette initiative.

Le fruit de ce travail a été rassemblé dans un petit guide disponible gratuitement sur le net.

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Tomates : les recettes de Mireille

Cette année est exceptionnelle quand à la quantité et la qualité de tomates que nous récoltons dans nos potagers. Un succès que ne laissait en rien présager le printemps plutôt « pourri » que nous avons connu. Le beau temps et la chaleur avec peu d’humidité de cet été expliquent ce succès. Oui, mais voila j’entends autour de moi des jardiniers qui se plaignent de ne plus savoir quoi faire de leurs paniers de tomates…

Voici quelques recettes que nous livre Mireille et qui vous permettront de gérer la surabondance…

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Au potager : taillez vos légumes-fruits!

Il n’y a pas que les arbres fruitiers qui se taillent. Les légumes-fruits aussi (on est toujours dans la production fruitière!). Et c’est une opération essentielle pour obtenir des récoltes de qualité. On va voir comment la pratiquer pour trois variétés : aubergines, poivrons et tomates. On reviendra ensuite sur deux autres légumes-fruits : le melon et les concombres et cornichons.

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Potager : attention aux maladies!

La météo nous annonce le retour de conditions estivales la semaine prochaine avec peut-être un passage pluvieux en milieu de semaine prochaine… De l’humidité et de la chaleur : ce sont des conditions idéales pour le développement  de certaines maladies, telles que le mildiou. Soyez vigilants!

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Potager : on peut tout planter au jardin…

Ca y est, on arrive à la période charnière du jardinier : les Saints-de-Glace. Saint Mamer, Saint Pancrace et Saint Servais (11, 12, 13 mai) ont depuis la nuit des temps la réputation de marquer le passage entre le printemps et l’été. Ou, plus exactement, la période de l’année à partir de laquelle les gelées ne sont plus à craindre. C’est à dire le moment où on peut tout planter au jardin, même les végétaux les plus fragiles et notamment les tomates!

Comment bien planter les tomates from Jacky Guyon on Vimeo.

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Il fait beau : vite au jardin avant la pluie!

La vie du jardinier est ainsi faite qu’elle doit s’adapter aux exigences climatiques. Mettez à profit ce week-end plutôt beau et chaud pour semer et planter, car la pluie pourrait revenir assez rapidement. Ne grimacez pas, voici comment transformer faire de cette prévision une très bonne nouvelle…

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Je teste la culture sous serre!

Ouf, ça y est la première serre est installée dans le potager. J’ai en effet décidé de tester la culture sous ce type d’abri afin de contourner les aléas climatiques. Pas question de se limiter aux tomates, mais plutôt d’en faire un outil pour accélérer la production de légumes en tous genres, en attendant que les températures permettent d’utiliser le potager.

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Le bon geste : comment réussir vos semis de légumes

Inexorablement la nature fait son oeuvre et le printemps commence à faire sentir ses effets : les premières fleurettes montrent le bout de leur nez comme les jonquilles. Il va donc falloir commencer à préparer les semis… Petit guide pratique.

 

 

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