Espèces exotiques envahissantes : vers un plan de lutte européen

Photo Pierre Gros

Photo Pierre Gros

Nous avons beaucoup parlé des plathelminthes terrestres invasifs, ces vers plats venus de l’hémisphère sud et qui envahissent la France. Le dernier épisode en datte est la découverte d’une espèce redoutable qui dévore entre autre les escargots.

Ces vers viennent s’ajouter à une longue liste d’animaux, de plantes, d’insectes qui quittent leurs territoires d’origine pour venir s’implanter sous d’autres latitudes et menacer les équilibres écologiques.

Depuis plusieurs années, l’Europe se penche sur ce problème. A son rythme, c’est à dire pas très vite. Or, les choses semblent s’accélérer. Un accord vient d’être trouvé sur un plan de lutte. la proposition franchira une nouvelle étape ce vendredi..;

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Nouveau ver tueur découvert : « Il faut mettre en place des mesures d’éradication et de contrôle »

Le Platydemus manokwari en train de dévorer un escargot (photo Pierre Gros)

Le Platydemus manokwari en train de dévorer un escargot (photo Pierre Gros)

 Chercheur au muséum national d’histoire naturelle, le professeur Jean-Lou Justine a lancé un vaste appel à témoin via la presse et les réseaux sociaux pour tenter de mesurer l’ampleur de l’invasion en France des plathelminthes terrestres invasifs. Ces vers plats venus de l’hémisphère sud représentent une menace écologique majeur puisqu’ils se nourrissent de lombrics. Les témoignages recueillis par le professeur Justine lui ont permis de découvrir qu’en fait sept espèces différentes sont désormais présentes en France dont certaines ont colonisé des départements entiers. Et parmi toutes ces espèces il en est une encore plus redoutable que les autres, le Platydemus manokwari. Celui-ci dévore les escargots puis il s’attaque à d’autres animaux « mous » : limaces, vers de terre… C’est un monstre qui n’a jamais été détecté en Europe jusqu’à présent. Or, il vient d’être découvert au jardin des plantes de Caen (Calvados).

L’affaire est suffisamment grave pour que le professeur Justine publie un article dans une revue scientifique américaine et lance un appel à la mise en place de mesures pour éradiquer ce nouvel intrus ( pour le consulter: https://peerj.com/articles/297 avec une version en Français).

Photo Pierre Gros

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Pourquoi ce ver est-il plus néfaste que les autres?

Professeur Jean-Lou justine. On a la preuve qu’il est néfaste partout où il a été introduit. Là où il se trouve, les escargots disparaissent. Et quand il n’y a plus d’escargots, il s’attaque à tout ce qui reste : les limaces, les autres vers… Il est capable de manger n’importe quoi, pourvu que ce soit mou. On peut dire que ce ver est un surdoué de l’envahissement. Il est capable de rester des semaines sans manger, il se reproduit au bout de quinze jours. Il est originaire d’une île où il vit à 3000 m d’altitude et il est donc potentiellement capable de toucher une grande partie de  l’Europe

Comment pouvez-vous être sur qu’il n’a jamais repéré en Europe?

-Ce ver figure dans la liste des 100 espèces les plus néfastes au monde. N’importe quel scientifique en Europe qui en aurait eu connaissance aurait bondi sur sa chaise. Or, aujourd’hui, je n’ai jamais vu la moindre mention de cette espèce en Europe…

Les scientifiques peut-être, mais le simple citoyen. Comment a-t-il été détecté à Caen?

-Ce sont les employés du jardin des plantes qui ont signalé la présence de vers bizarres dans les serres auprès des services de la Fredon (*), ce qui permis de les identifier. Mais on ne sait pas comment le Platydemus manokwari est arrivé là. On ne peut exclure qu’ils viennent d’une autre jardinerie. C’est la raison pour laquelle on a encore une fois besoin de tout le monde, des jardiniers notamment pour savoir s’il y en a d’autres…

Que peut-on faire pour empêcher la prolifération de ces vers plats?

-Parmi les sept espèces recensées en France, il y en a certaines qui sont bien installées dans de nombreux départements, il y a des jardineries qui en sont infestées. Pour celles-ci, il est probablement trop tard. En ce qui concerne le Platydemus manokwari, c’est différent. Nous avons encore une chance t’empêcher sa prolifération. Pour l’instant, il n’a été détecté qu’à Caen et il suffirait de nettoyer l’endroit.  Il est donc important de réfléchir à la mise en place de mesures d’éradication et de contrôle de ce Plathelminthe. Je sais que le jardin des plantes a pris des mesures, notamment en arrêtant de transférer ses plantes. Mais mon travail de scientifique s’arrête là…

 (*) Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles

RETROUVEZ NOTRE DOSSIER SPECIAL 

et l’article sur Le Parisien.fr

Vers tueurs de lombrics : la nouvelle carte de France

Il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé des plathelminthes terrestres invasifs, ces vers plats originaires de l’hémisphère sud et qui dévorent nos bons vieux lombrics.

On pensait qu’avec l’arrivée du froid, ces vers se feraient oublier. Mais l’hiver se poursuit dans la douceur et les plathelminthes semblent toujours aussi actifs. La preuve en est, le professeur Justine continue de recevoir des témoignages de leur présence.

Une nouvelle carte de la présence de ces prédateurs en France a été établie le 30 janvier dernier. Je vous propose de la découvrir.

La première carte permet d’avoir une vision d’ensemble de la présence des différentes espèces recensées en France. La seconde détaille cette présence espèce par espèce :
plathelminthes

carte plathelminthes

Des vers tueurs de lombrics découverts à Paris

 

Ce ver plat a été découvert sous un pot dans le Bois de Vincennes… (photo Xavier Japiot, mairie de Paris)

Ce ver plat a été découvert sous un pot dans le Bois de Vincennes… (photo Xavier Japiot, mairie de Paris)

Les plathelminthes terrestres invasifs que l’on appelle aussi parfois vers tueurs de lombrics parce qu’ils se nourrissent de nos lombrics sont bien présents dans presque toutes les régions de France.

L’Ile-de-France semblait épargnée. Des spécimens avaient été découverts seulement dans l’Essonne, suscitant cependant une question écrite du sénateur Jean-Vincent Placé au ministre de l’écologie. Cette fois, c’est à Paris que l’on vient de découvrir un de ces vers plats sous un pot de fleurs. Les spécialistes sont persuadés qu’il n’est pas le seul et appellent les Parisiens à la vigilance.

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Plathelminthes invasifs : ils sont empoisonnés!

C’est une nouvelle information que nous donne le professeur Justine, ce scientifique du Muséum d’histoire naturelle spécialiste -entre autre- des plathleminthes terrestres invasifs, que l’on connait aussi sous le nom de « vers tueurs de lombrics ».

Depuis plusieurs mois, il appelle le public à l’aide pour déterminer l’ampleur de la présence en France de ces vers venus notamment de Nouvelle-Zélande et qui ont la particularité de dévorer nos lombrics. A terme, l’installation de ces prédateurs pourrait provoquer la disparition des lombrics et donc une catastrophe écologique majeure.

On sait désormais que plusieurs espèces de plathelminthes sont présentes pratiquement partout en France depuis plusieurs années. On sait finalement assez peu de choses sur ces prédateurs qui semblent décidément bien peu sympathiques.

En effet, dans un article publié il y a quelques jours sur son site, le professeur Justine révèle qu’un poison très violent a été détecté sur ces vers invasifs. Il lance donc un nouvel avertissement : ne les touchez pas et ne laissez pas les enfants jouer avec.

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Plathelminthes invasifs : de nouvelles espèces découvertes en France

INPN (http://inpn.mnhn.fr). Carte établie par Jessica Thévenot, chef de projet espèces animales invasives. Coordination technique et scientifique de la stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes. Service du Patrimoine Naturel Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris

Au fil des semaines et des mois, l’ampleur de l’invasion de plathelminthes terrestres se confirme. Sur le bureau du professeur Justine, chercheur au muséum national d’histoire naturelle, les témoignages s’empilent, ainsi que les colis contenant des spécimens trouvés un peu partout en France.

Et les nouvelles ne sont pas bonnes….

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Vers tueurs de lombrics : ils pondent en Bretagne!

Cette petite boule noire au centre de la photo, c’est un cocon de ponte. Soulevez vos pots de fleurs pour tenter d’en trouver (photo Jean-Lou Justine)

C’est la toute dernière information que l’on possède sur les plathelminthes terrestres invasifs et elle très mauvaise, notamment pour la Bretagne. En effet, on vient de découvrir que ces vers prédateurs sont capables… de pondre!

Pour la première fois, des oeufs, ou plutôt des « cocons de ponte » ont été découverts en France. Et visiblement, les vers invasifs savent se protéger des frimas de l’hiver… Deux mauvaises nouvelles de plus concernant ce dossier.

Voici quelques photos (copyright : www.aphotofauna.com) qui faciliteront vos recherches (cliquez sur la photo pour l’agrandir)

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Quimper : les plathelminthes invasifs rodent dans le centre ville

« Il y en a partout dans le jardin. Depuis deux ans, c’est fini, je n’y mets plus les pieds… ». Le témoignage de cette jardinière qui demeure dans le centre ville de Quimper est impressionnant. D’abord parce qu’il confirme la présence depuis plusieurs années de plathelminthes terrestres invasifs en ville, comme dans le reste du Finistère. Ensuite parce qu’il montre la difficulté de cohabiter avec une bestiole assez répugnante qui pourrait mettre en péril la survie de nos lombrics et provoquer une véritable catastrophe écologique.

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ville de quimper

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ville de quimper 47.997542, -4.097899 Les plathelminthes terrestres invasifs pullulent dans le centre de Quimper

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Diaporama : le plathelminthe terrestre invasif

L’Ile-de-France, les Alpes-maritimes, une première mention en Alsace… Toute cette semaine, les témoignages se sont accumulés sur le bureau du professeur Jean-Lou Justine, chercheur au muséum national d’histoire naturelle, confirmant que les plathelminthes terrestres invasifs sont bien installés en France et dans beaucoup de régions.

France 3 dans son 19/20 de vendredi a diffusé un reportage sur ce phénomène qui a été repris dans l’émission Télématin samedi sur France 2.

On peut commencer à tirer quelques enseignements de ces observations.

Et tout d’abord un petit diaporama réalisé à partir des photos publiées sur le site du professeur Justine:

 

Diaporama : tour de France des plathelminthes invasifs from Jacky Guyon on Vimeo.

Les vers tueurs de lombrics au 19/20 de France 3

La découverte en France de plathelminthes terrestres invasifs qui se nourrissent de nos lombrics constitue une grave menace pour la biodiversité et pourrait déboucher sur une catastrophe écologique majeure. Chargé de ce dossier, le professeur Jean-Lou Justine, chercheur au muséum national d’histoire naturelle lance un appel au public, notamment aux jardiniers qui travaillent la terre à longueur de journée, pour tenter de dresser une carte la plus précise possible de la présence de ces vers en France. Et le temps presse, puisqu’avec l’arrivée de l’hiver, cet envahisseur va se cacher.

Jour après jour, cet appel gagne du terrain. Vendredi soir, le 19/20, le journal télévisé de France 3 a consacré un reportage de deux minutes à ce problème. Il donne la parole à un habitant de l’Essonne qui a découvert ces vers en grande quantité chez lui, au professeur Justine ainsi qu’à moi-même en qualité de jardinier sur l’importance des lombrics dans nos jardins. Ce reportage a également été diffusé samedi matin sur france 2.

Vous pouvez visionner le reportage de France 3 en replay pendant une semaine. Le sujet sur les vers invasifs se situe vers la fin du journal (environ 20 minutes après le début). 

Plathelminthe terrestre invasif : les leçons de la semaine

Photo Michelle Abasq

Cette semaine a été riche en témoignages signalant la présence de plathelminthes terrestres invasifs dans plusieurs régions. Voici une synthèse des enseignements que l’on peut en tirer.

Le Finistère très touché. Le début de la semaine a été marqué par l’arrivée de nombreux témoignages émanant du Finistère, confirmant que ce département est particulièrement touché par l’invasion des Plathelminthes. C’est sans doute la publication par le Télégramme de l’interview du professeur Justine qui a permis aux habitants de découvrir l’ampleur du problème.

Présent depuis des années. Alors qu’il y a six mois, on ignorait la présence de plathelminthes terrestres invasifs en France, il semblerait que ces vers sont là depuis bien longtemps. Divers témoignages attestent de leur présence depuis 4 voire 5 ans dans le Finistère. Mais comme personne ne savait de quoi il s’agissait, le phénomène était passé inaperçu.

Chasse nocturne. De nouvelles découvertes ont montré que le département de l’Essonne était aussi très touché. Le premier « découvreur » habitant Vigneux-sur-Seine s’est aperçu que ce ver sortait surtout la nuit. Une sortie à la nuit tombée lui a permis d’en ramasser en grandes quantités.

Amateurs de fruits. Dans le Finistère, de nombreux témoignages attestent que les vers se rassemblent en boule dans les pommes et les prunes tombées à terre. Mais pas sur que se soit par goût des fruits. « A priori, ces animaux sont carnivores et prédateurs, pas mangeurs de fruits! », rappelle le professeur Justine.

Gare aux allergies. Des photos montrant des plathelminthes dans le creux d’une main... « Je rappelle au passage qu’il faut mieux éviter de toucher les Plathelminthes terrestres invasifs: mucus toxique, risque d’allergie », prévient le professeur Justine.

Dévoreur de lombrics. L’espèce marron de plathelminthe terrestre invasif se nourrit bien de nos lombrics, comme le prouve une expérience menée par le professeur Justine et qu’il décrit : « j’ai mis dans un bocal des Plathelminthes terrestres invasifs de l’espèce marron (dont nous ne connaissons toujours pas le nom) avec des vers de terre. En quelques minutes, un Plathelminthe a trouvé le ver de terre et a placé son corps en longueur, en l’enveloppant presque complètement. Après une heure, seule la région de la bouche est en contact avec le ver de terre (je rappelle que la bouche n’est pas sur la tête, mais sous le corps).

Après une nuit… plus de vers de terre dans le bocal. » La description est accompagné de photos impressionnantes.
Les poissons apprécieraient. Les plathelminthes n’ont pas de prédateurs connus. Même nos poules pourtant assez vorace n’en veulent pas. Et pour cause le corps des plathelminthes est recouvert de mucus toxique qui repousse ses éventuels adversaires. Un habitant des Alpes-maritimes a tenté une expérience : il a lancé un ver de l’espèce marron dans son aquarium où nageait  un poisson-roseau, (Erpetoichthys calabaricus). Le poisson l’a gobé et n’a pas été empoisonné. A suivre… Mais un poisson dans un jardin, pas facile à mettre en oeuvre.
La traque continue. Ne relachez pas votre vigilance. Selon le professeur Justine les plathelminthes vont se cacher avec l’arrivée de l’hiver. Il faut donc se dépêcher de recueillir le maximum d’informations, d’observations pour aider la recherche et participer à la défense de la biodiversité.
Pour cela contacter le professeur Justine : Email: justine@mnhn.fr; Téléphone: 01 71 21 46 47. Laisser un message en cas d’absence. Suivez son travail sur son site

Vers tueurs de lombrics : ils sont sans doute là depuis longtemps

On n’a sans doute pas fini d’en apprendre sur la présence en France de plathelminthes terrestres invasifs… Ainsi dans un récent tweet, le professeur Justine qui suit le dossier au muséum national d’histoire naturelle explique qu’il a reçu ce lundi après-midi un appel téléphonique d’une jardinerie de Quimper (Finistère). Son interlocuteur lui a indiqué que plusieurs clients étaient venus signaler la présence dans leur jardin de vers bizarres. Mais cela depuis… deux ans!

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Les tueurs de lombrics sortent la nuit…

C’est l’un des vers découverts dans l’Essonne

Voici donc la toute dernière information dont on dispose sur les plathelminthes terrestre invasifs, ces vers plats venus de Nouvelle-Zélande qui dévorent nos lombrics. Découverts en France il y a quelques mois, ils constituent une menace de catastrophe écologique majeure.

Le professeur Jean-Lou Justine, chercheur au muséum national d’histoire naturelle, lance un appel à témoins, pour tenter de reconstituer une cartographie la plus précise possible de la présence de ces prédateurs en France. Cet appel a débouché sur plusieurs signalements dont un confirme la présence de ces vers en Ile-de-France, plus précisément dans le département de l’Essonne.

Un habitant a récolté deux vers plats la semaine dernière et il vient de retrouver une dizaine d’autres plathelminthes sur la même pelouse. Il avait décidé d’inspecter cette pelouse pendant la nuit. D’où ce constat fait par le professeur Justine sur twitter « ils sortent la nuit… », et ce conseil : « regardez dans le jardin, la pelouse, attrapez-les sans les abîmer puis contactez-moi ». C’est une information importante qui devrait faciliter vos recherches…

C’est donc un  élément à prendre en compte pour la recherche des plathelminthes terrestres invasifs, une véritable urgence afin d’avoir une idée la plus précise possible de la présence en France de ces vers.

Retrouvez d’autres infos sur le site du professeur Justine en cliquant ici

Voici la carte de France des vers tueurs de lombrics

Quelles sont les régions de France les plus touchées par l’arrivée des plathelminthes terrestres invasifs? Rien ne vaut une carte pour comprendre la situation. Voici donc ce document que vient de publier le professeur Jean-Lou Justine sur son site.

« Il s’agit d’une carte provisoire, précise le professeur Justine, chercheur au muséum national d’histoire naturelle. Elle rapporte les mentions de Plathelminthes terrestres invasifs considérées comme fiables, c’est-à-dire pour lesquelles nous avons reçu un spécimen ou une bonne photographie ».

En une semaine, plusieurs signalements de la présence de ces vers tueurs de lombrics ont été faites auprès du professeur Justine, dont deux sont confirmés : un en Mayenne à Saint-Martin-de-Condé (le specimen a été envoyé au professeur Justine) et un autre dans l’Essonne. Ce cas mérite qu’on s’y arrête puisque c’est la première fois que la présence de ces prédateurs est signalée en Ile-de-France. Il semble que les deux vers aient été découverts sur une pelouse de Vigneux-sur-Seine…

Ces découvertes renforcent la menace qui pèse sur nos lombrics qui servent de repas à ces plathelminthes et pourraient disparaître si l’invasion se confirme. Ce serait un drame pour notre équilibre écologique.

 

Que faire en cas de découverte?

Geoplanidae invasif (photo Pierre Gros)

  • D’abord, bien vérifier que c’est bien ce ver: comparer avec les photos de cette page.
  • Ensuite, noter l’endroit (votre jardin? ailleurs? dans la terre? sous un pot de fleurs?)
  • Faire des photos de près – un bon smartphone vous fera une photo tout à fait convenable – et me les envoyer.
  • Récolter le ver avec beaucoup de soin (ne pas l’écraser, le casser).
  • Le mettre dans une boîte fermée avec un peu de terre humide, mais pas dans l’eau.
  • Garder la boîte au frais (cave, pièce fraîche) mais ne pas le congeler.
  • Contacter le professeur Justine pour savoir quoi faire ensuite. (Email: justine@mnhn.fr; Téléphone: 01 71 21 46 47. Je ne suis pas toujours dans mon bureau mais vous pouvez laisser un message)

Pourquoi la disparition des lombrics serait une catastrophe écologique

La découverte en France de plusieurs espèces de plathelminthes terrestres invasifs suscite l’inquiétude. Ces vers originaires de Nouvelle-Zélande se nourrissent de nos vers de terre (lombrics) et n’ont aucun prédateurs ni parasites dans l’hexagone. Les scientifiques n’hésitent pas à évoquer une catastrophe écologique majeure si ces prédateurs parvenaient à détruire nos lombrics.

Petit rappel du rôle que jouent les lombrics dans la biodiversité.

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Ce tueur de lombrics est une menace écologique majeure

Geoplanidae invasif, l’une des espèces découvertes en France (Photo Pierre Gros)

C’est un ennemi insidieux, car il se cache sous les pierres plates, les soucoupes des pots de fleurs… Il est donc très peu visible. Et pourtant ces vers que l’on vient de découvrir en France sont une terrible menace pour notre environnement. Certains spécialistes n’hésitent pas à parler de « catastrophe écologique majeure » potentielle.

Car ces vers invasifs, les plathelminthes terrestres, dévorent nos bons vieux vers de terre et la disparition de ces derniers mettrait en péril notre écosystème. La Grande-Bretagne est déjà touchée et l’infestation pourrait être déjà très avancée en France. Les recherches n’en sont qu’à leur balbutiement..

Le professeur Jean-Lou Justine, chercheur au Muséum National d’Histoire Naturelle qui a créé une page internet consacrée à ce nouvel envahisseur lance un appel urgent à témoin pour mesurer l’ampleur du phénomène. Les jardiniers sont les mieux placés pour détecter la présence de cet animal.

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